
Nous quittons le Chili en jeep. Pendant 3 jours, nous allons traverser de grands plateaux desertiques, passer un poste frontiere au milieu de rien, voir des paysages de lacs incroyables, des parkings (cf. photo !), nourrir des renards habitues aux voitures et a qui on laisse nos restes dans des assiettes, dormir dans des hotels de sel sans chauffage et sans eau par moins 15 degres et surtout rouler sur le plus grand salar du monde... Apres ce petit voyage bien sympa ou nous rencontrons pleins de gens, nous arrivons a Uyuni, une petite ville poussiereuse de 15 000 ames ou il n y a pas grand chose a faire. Les jeunes tournent autour de nos sacs sur la place principale ou nous prenons un verre, et nous comprenons qu il ne fait pas bon de rester trop longtemps ici. Nous partons donc des le lendemain matin pour Potosi, ville miniere d ou est toujours extrait l argent qui fit la fortune du royaume d Espagne pendant plus de 300 ans, et qui couta la vie a quelques millions de mineurs au passage. La ville est bien agreable et nous decouvrons de jolies petites rues, une belle place centrale, et une population etonnamment jeune.  Nous flanons dans les rues en visitant les eglises, couvents et monasteres aujourd hui transformes en musees. La mine etant toujours en activite et des visites guidees etant proposees, nous decidons de faire une visite de cet endroit parfois si decrie. Nos guides sont d anciens mineurs qui nous emmenent d abord voir un marche pour acheter des « cadeaux » pour les mineurs que nous allons rencontrer : des feuilles de coca a macher, des batons de dynamite (en vente libre !!), des boissons fraiches, des cigarettes etc. Au passage, il nous montre d un air un peu attriste les bouteilles d alcool a 96 degres que les mineurs boivent pur (si si) et que les etudiants coupent avec du coca pour egayer des soirees a moindre prix...  Ensuite vient la visite de la mine proprement dite. Nous cheminons dans des boyaux etroits et la chaleur monte rapidement. Nous atteignons parfois 35 degres et notre guide nous dit qu a certains endroits, elle peut monter a 60 ou 65 degres. Ca parait beaucoup mais bon, c est lui qui y etait, il doit savoir ce qu il dit ! Nous rencontrons des mineurs qui nous expliquent leur travail, leurs motivations. Les conditions de travail sont archaiques et beaucoup sont la car le cours de l argent a recemment remonte et que les salaires sont redevenus attractifs. Un mineur gagne entre 2 et 5 fois le salaire d un professeur bolivien. Mais quand on voit les conditions de travail, on se dit qu il vaut peut etre mieux etre prof... Apres 3 jours la bas, depart pour Sucre.  |